
Il y a en ligne un autre trailer, totalement cinglé, qui présente Poultrygeist - Night Of The Chicken Dead, un film gore parodique à regarder avant... heu... non, après ... ou plutôt non, avant le prochain repas... Enfin, c'est vous qui voyez...
A déguster - si j'ose dire - ici.
© www.troma.com
lundi 12 mai 2008
Plus gore, t'es mort !
Ceux qu'on a envie de voir : Iron Sky

Le saviez-vous ? En 1945, des nazis ont embarqué dans un vaisseau spatial depuis une base cachée au milieu de l’Antarctique. Ils prospèrent depuis sur la Lune en préparant leur revanche, leur belliqueux retour sur terre étant prévu pour 2018. Avec ce pitch absurde qui pourrait facilement sombrer dans la série Z, la comédie-SF Iron Sky s’annonce déjà comme une curiosité. Son teaser alléchant et son mode de fabrication collaboratif renforcent encore cette singularité.(...)
Si Libération est devenu un quotidien prévisible, politiquement ultra korrekt et ennuyeux, j'aime bien les pages du suppléments Ecrans où on trouve des liens malins et des teasers plutôt séduisants comme celui qui annonce Iron Sky. Lire et voir.
Coup de pub : accessoires... indispensables !

Durant les 80's, l'ami Carlo a organisé avec générosité et talent toutes sortes d'événements dans les endroits les plus improbables : lectures de poèmes et de nouvelles noires par des comédiens juchés sur une chaise d'arbitre de tennis dans un salon de coiffure (avec musiciens), défilés performances quinze ans avant tout le monde, happenings en galeries, ouverture d'une galerie, production de clips artistiques, etc. On s'est retrouvés il y a quelques semaines à l'anniversaire d'un pote photographe. Carlo n'avait pas pas perdu le feeling et son envie de créer autour de lui des situations susceptibles de faire du quotidien quelque chose de pas ordinaire. Pour cela, il ouvre un nouvel espace et m'a fait parvenir le flyer du vernissage.
Ça se passera le vendredi 16 mai dès 17 heures chez World Fashion au 6 de la rue Chaponnière à Genève/Calvingrad (1201) Qu'est-ce que vont nous présenter Carlo Moï et sa complice Sonia Guex ? Des accessoires, des bijoux, des coiffures choisis avec goût et aussi une envie de rire devenue bien trop rare !
Pour tout renseignement, un téléphone : +41 22 731 57 50.
Support your local heroes !
© Lillian Bassman
dimanche 11 mai 2008
I don't like sundays

Allez, il reste un faux dimanche (et demi) avant de retrouver un rythme plus... normal. Alors, serrons les miches et dégustons un scopitone aux petits oignons sélectionné par l'oncle Yves : l'inégalable Joi Lansing dans Web Of Love.
(Certains de ces morceaux mériteraient d'être repris aujourd'hui. Les mélodies tiennent le coup et je me dis qu'avec quelques clins d'œils sonores à la production, ça pourrait le faire, non ?)
Ceux qui ont la vista:
Foutebôle : Euro (2008) sceptique

A quelques semaines du coup d'envoi de l'édition 2008 de l'Euro Foot que se partagent l'Autriche et la Suisse, on a un peu le sentiment que l'ensemble des décideurs dans les médias helvétiques ont abdiqué tout esprit critique vis-à-vis d'un événement artificiellement boosté au point de prendre les proportions démentes d'un gros Machin bidule anti-populaire prétexte à une débauche de sponsoring-merchandising-advertising qui laisse le (télé)spectateur, amateur de foutebôle ou non, pour le coup euro... sceptique. (Je précise que si je ne suis pas fan de ballon rond, je ne suis pas antisportif, ayant pratiqué plus jeune le volley, l'athlétisme et le ski.) Cette manifestation qui rend hystérique à peu près tous les chefs d'édition et de programmes est devenu le prétexte idéal pour ne plus RIEN décider du tout pendant six mois, je veux dire encore moins que d'habitude :) Essayez donc de proposer un concept, même modeste; la réponse, toute prête, fusera : "Ouh, pas ces temps ! Tu sais, avec L'euro... Essaie après." Après...
En tapant "Eurofoot" et "assez" chez monsieur google, je suis tombé sur ce cri du cœur d'un autre habitant de Calvingrad : Eurofoot , mais à quoi cela sert ? Franchement qu’en pensez-vous, allez dites le fond de votre pensée. Je m’excuse d’être vulgaire, mais pour moi Eurofoot signifie piège à c… Mettez-vous à la place des jeunes, qui une fois de leur vie ont la possibilité de vivre un événement sportif mondial. Que font-ils voir, rien. Vous les habitants du canton, des villes de Lancy, Carouge et Genève, à part des restrictions de circulation, des annulations de manifestations, de mesures de sécurité digne du G8, de la pub, du fric et du fric, vous ne verrez rien, mais rien de rien. Vous n’êtes pas conviés, vous n’êtes pas assez riches, pas assez people. Vous êtes des ringards. Contribuables, payez et fermez la… Comment une organisation privée (l’UEFA) peut-elle dicter, à des gouvernements élus ses propres exigences ? Comment un gouvernement élu peut-il accepter de jouer le jeu ? Attention nous sommes en train de faire passer les intérêts économiques avant les intérêts démocratiques. Mais bon sang ce stade, à qui appartient-t-il ? Avec quel argent a-t-il été payé ? Pourquoi un quota de billets n’a-t-il pas été réservé aux écoles, aux genevois ? D’abords les sacro-saints sponsors… Notre société va mal parce que nous ne sommes plus capables de monter à nos jeunes que nous pouvons faire la fête simplement, calmement sans être entouré de barrière et encadré de policiers.
Source : bertrandbuchs.blog.tdg.ch/
Et aussi un opposant plus radical
Coût de la baudruche (Plop !) sur le jet d'eau ? Env. 250'000 euros. (DR)
samedi 10 mai 2008
Un long week-end...

La perspective d'avoir à affronter DEUX dimanches de suite incite à trouver des moyens de résister à l'ennui en révisant ses classiques. Une suggestion pour faire mieux glisser cet interminable week-end : revoir l'intégrale des premières saisons de The Avengers, celles avec l'incomparable Emma Peel (Diana Rigg) en suivant les notes et remarques de ce site très complet qui épluche la série épisode par épisode et aussi par thèmes : mode, moyens de transport, etc.
Une de mes séquences préférées
© Canal+
Just For Fun (JFF) : un plan SM ?

On me dit que vous n'avez pas été sages cette semaine. C'est très bien. En récompense, une nouvelle friandise recommandée par Yves A. Il s'agit de l'improbable Sado Maso chanté (?) en français siouplaît par l'immortel Georges de Giafferi
Chaud-chaud !
A+
Private Hell : le décor de l'horreur

On imagine assez bien un massacre domestique épouvantable dans un décor 50's comme celui-ci. Ça commencerait comme un mélodrame de Douglas Sirk pour s'achever en performance gore façon Rob Zombie...
© D'autres cadres vintage pour tueries en famille ou entre intimes ici
Toto aime l'art : Keith Haring à Lyon

J'ai rencontré Keith Haring un samedi vers la fin des années 80 lors d'un interviouve dans les studios de Couleur 3 à Lausanne. Déjà très malade - il fut emporté par le sida en 1990 -, j'avais senti autour de lui les premières manœuvres de ceux qui allaient artificiellement booster sa cote en misant sur sa maladie alors fatale: ils étaient prêts à fondre sur les mickés qu'il essaimait généreusement un peu partout au cours de ses déplacements : portes de vestiaires de collège, nappes de restaurant, t-shirts des collaborateurs de la radio, murs divers, etc.* J'aimais bien le personnage et ses petits personnages rigolos, mais pour être franc, vingt ans plus loin, je ne sais toujours pas si Keith Haring est un créateur majeur de la fin du XXe siècle. Or, une choses est certaine : ses bonhommes plaisent toujours autant aux mômes, alors, rien que pour ça, Keith mérite un coup de chapeau.
Lire
Le site du musée d'art contemporain de Lyon
* Une anecdote navrante : parmi les "bons amis" qui s'agitaient autour du dessinateur malade, il y avait celui qui, quelques années plus tard, une fois nommé à la tête d'une école supérieure de Lausanne, appellera ses élèves des clients (sic). Pendant l'émission, Keith nous avait très gentiment offert deux ou trois exemplaires numérotés de la Swatch qu'il avait dessinée pour la célèbre marque suisse. Dès le lundi, le futur gestionnaire lausannois, très courageux, faisait téléphoner par un de ses relais carpettes pour exiger de récupérer les montres offertes qui allaient hélas inévitablement prendre de la valeur, hélas. Je lui ai fait transmettre d'aller se faire foutre. Un cadeau est un cadeau et puis j'avais déjà offert la swatch à une amie.
© Via www.moca-lyon.org
vendredi 9 mai 2008
Toto aime la télé : Vampires selon John Carpenter

A toute berzingue : RTL9 (en français) rediffuse dans quelques minutes la variation de John Carpenter sur le thème du dracul des légendes roumaines : le bon vieux vampire, ici expatrié avec son gang de goules entre le Nouveau-Mexique et le Mexique où, bien acclimatés, ils sèment la terreur dans les campagnes en mordant tout ce qui bouge. Mais un autre gang leur a déclaré une guerre totale, celui emmené par un chasseur pro (James Wood très bien) qui, engagé par l'église américaine, dégomme de la créature maudite avec une ferveur inquiétante. C'est bien joué, bien monté et non dénué d'humour. Bref, Vampires est une réussite signée par un Carpenter très en forme. Ne boudons pas ce vrai plaisir de série B++ ce soir à 20h45 sur RTL9
© CTV International
Il fallait le dire

Ils vont finir par nous le gâcher, ce joli mois de mai. Comme chaque année, les femmes sont en robes légères, les feuilles des arbres palpitent et on sent la sève qui monte partout. Hélas, il y a ce foutu anniversaire qui (je l’avais pressenti) commence à nous les briser. Marre de ces héros des barricades d’opérette. Assez de ces meneurs de la Sorbonne (j’étais déjà pour qu’on la ferme une fois pour toutes). Ras le bol des tas de pavés et des filles sur les épaules des mecs costauds (Jean-Jacques Lebel et Pascal Aubier). En un mot, faisons table rase de cet épisode désastreux qui ouvrit Paris aux bobos, le livra aux fast-food, le vida de ses prolos. Liquidons les vieux numéros d’Action, de Tout, de La Cause du peuple, avec les affiches des Beaux-Arts, les slogans de mai, Grimaud le flic humaniste et Dany le Frégoli de la Révolution. Oui, regardons, comme le recommandait Marcel Aymé, plus loin en arrière !
C'est extrait du dernier billet posté par Sorin dans son blog. Gâché, le joli mois de mai l'est déjà pour le coup ! Mais les esprits libres et (donc) sceptiques se sentiront peut-être un peu moins seuls à refuser les poussives et complaisantes commémorations soixante-huitardes étalées un peu partout, en tête de gondole chez les libraires, à la télé au cours de soirée thema aussi critiques qu'un communiqué du porte-parole de l'Elysée, sur les ondes bien molles, sur les murs trop gras, etc.
Lire son billet sur Doisneau.
Juliette Binoche © Doisneau + Argentic
Plus kitsch, tu meurs : Monica, Oh My Darling !

Pour agrémenter la journée, une "cerise" vivement recommandée par Yves A. Il s'agit de Piya Tu Ab To Aaja (Monica, Oh My Darling !), extrait du film Caravan de Nasir Hussain, visible sur YouTube.
Torride, non ?
- Et alors, qu'est-ce qu'on dit ?
- Merci, Yves !
Dans le texte : Babylon's Burning

Nous sommes en mai 1977. Les Ramones, dont les morceaux ultra serrés de pop-punk ont influencé les fortes têtes de la scène british, découvrent le single des Pistols God Save The Queen sorti pile poil pour le Jubilee et qui cartonne en tête des ventes de 45 tours malgré - ou à cause - d'une interdiction de passage radio, d'affichage pub et même de sa seule mention dans les charts british. Clinton Heylin raconte : L'interdiction de "God Save The Queen* n'a fait que donner l'avantage à la presse musicale, qui a alimenté le brasero brûlant avec des pages remplies de Pistols (le plus mémorable étant le New Musical Express du 28 mai "Spécial matraquage Sex Pistols"), allant jusqu'à s'extasier sur le disque lui-même. De l'autre côté de l'océan, Johnny Ramone est arrivé un jour au studio Media Sound pendant les séances d'enregistrement du troisième album des Ramones, un exemplaire du single sous le bras. Il a dit à l'ingénieur du son Ed Stasium, "Je veux sonner encore mieux que ça." Je ne pense pas qu'il ait réussi.
Moi non plus.
© Bob Gruen via Morrison Hotel
Ceux qui ont la vista:

C'est l'Amérique dans nos têtes.
Comme les livres de Dos Passos, les chansons de Billie Holiday et les peintures de Hopper, ce genre de photos a façonné le rêve d'Amérique des générations du baby boom en Europe de l'Ouest.
Pabst Backward, 1943 © shorpy.com

